Vigne

Les vignes sont des lianes de la famille des Vitaceæ. Ce sont des plantes du genre Vitis beaucoup cultivées pour leur fruit en grappes, le raisin, dont on tire un jus, le moût, qui devient du vin après fermentation.



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Nom vernaculaire ou nom normalisé ambigu - Viticulture - Plante médicinale - Flore (nom vernaculaire) - Vitaceae - Plante fruitière

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Définitions :

  • Plante à tige ligneuse et généralement tortue, qui produit le raisin dont on fait le vin; Terrain planté de vignes (source : fr.wiktionary)
Nom vernaculaire ou
nom normalisé ambigu :
Le terme «Vigne» sert à désigner, en français,
plusieurs taxons différents. Icône de redirection
Vigne
Grappe de raisin
Grappe de raisin
Taxons concernés

Les vignes sont des lianes[1] de la famille des Vitaceæ. Ce sont des plantes du genre Vitis beaucoup cultivées pour leur fruit en grappes, le raisin, dont on tire un jus, le moût, qui devient du vin après fermentation.

Ce sont des arbrisseaux grimpants qui s'attachent aux supports par des vrilles. Les tiges ligneuses, nommées sarments, taillées en culture, peuvent atteindre dans la nature de très grandes longueurs en grimpant dans les arbres. Les feuilles à nervure palmée comportent cinq lobes principaux plus ou moins découpés, et sont en forme de cœur à la base. Elles connaissent une importante polymorphie selon les cépages et espèces.

Les fleurs 5-mères, sont particulièrement petites, verdâtres et regroupées en grappes composées. Les fruits mûrs sont des baies de forme et de couleur variables. Ils sont blancs, jaunâtres, violets ou noirs, et presque toujours noirs à l'état sauvage.

Une description fine des variations de forme des feuilles et des fruits est indispensable pour identifier les cépages. C'est l'objet de l'ampélographie.

Un terrain planté de vigne se nomme un vignoble.

Fleurs de vignes

Espèces de vigne

Le genre Vitis comprend de très nombreuses espèces.

On considère que la principale espèce de vignes cultivée en Europe, et dans le monde, est Vitis vinifera. Cette espèce est , en effet, à l'origine de très nombreux cultivars, nommés cépages, parmi lesquels le cabernet, le chardonnay, le merlot, le pinot, le sauvignon etc.

Cependant, il ne faut pas diminuer la vigne à cette seule espèce. Certaines autres espèces peuvent être utilisées pour obtenir du jus, surtout Vitis labrusca en Amérique et Vitis coignetiæ en Asie. Le goût de leurs moûts n'est pas tout autant apprécié que celui des cépages issus de Vitis vinifera.

Icône de détail Article détaillé : Histoire de la vigne et du vin.

Certains cépages sont issus d'hybridation entre Vitis vinifera et d'autres espèces (Vitis berlandieri, Vitis labrusca, Vitis riparia, Vitis rupestris... ). Enfin, certaines de ces autres espèces peuvent servir de porte-greffes pour des cultivars, pour les protéger de maladies parasitaires comme le phylloxéra ou cryptogamiques comme le mildiou ou l'oïdium.

Europe

Vignes à Vergy (Côtes-d'or, Bourgogne)

Vitis vinifera L. est une espèce cultivée depuis des temps immémoriaux en Europe, dans l'ouest de l'Asie (Moyen-Orient, Caucase), le nord et l'extrême Sud de l'Afrique, mais qu'on peut trouver à l'état subspontané, surtout dans le sud de la France.

La majorité des cépages est issue de la sous-espèce Vitis vinifera subsp. vinifera.

Des cépages ont été introduits dans l'ensemble des continents et la viticulture a pris de l'importance en Amérique du Nord (Californie), du Sud (Argentine, Chili), en Australie, en Afrique du Sud et en Chine. La viticulture occupe à peu près 8 millions d'hectares dans le monde et produit près de 300 millions d'hectolitres de vin.

Amérique du Nord

On trouve surtout en Amérique du Nord :

Peu sensibles au phylloxéra, ces vignes, mais aussi leurs hybrides, sont utilisées soit comme porte-greffes, soit par croisement avec des variétés de Vitis vinifera sous forme d'hybrides producteurs (non admis dans les appellations). Le raisin de Vitis labrusca peut être vinifié mais donne un vin foxé, dont le goût rappelle la framboise. Un cépage de cette espèce, l''Isabelle'est parfois cultivé en Europe centrale, surtout en Suisse sous le nom de «gros framboisé».

Asie

En Extrême-Orient, on trouve :

Elle ne présentent pas de réel intérêt pour la viticulture, le goût du raisin étant peu apprécié.

Génome

En 2007, un premier décryptage du génome coordonné par l'INRA a permis d'obtenir une séquence[2] d'environ 480 millions de paires de base pour un pinot noir (première plante à fruits dont le génome a été séquencé et quatrième après l'arabette, le riz et le peuplier) avec l'espoir d'amélioration plus fine de la sélection des vignes ou de création de variétés plus résistantes aux maladies (peut-être OGM, ce qui est source de controverses).

Vignes en Charente

Fruits

Production de boissons

Autres dérivés alimentaires

Pharmacopée

Les vignes contiennent tanins, quercétine, quercitrine, tartrates, sucres, inosite, acides, choline, carotène.

On utiliserait la sève et les feuilles comme astringent et anti-inflammatoire au moyen de décoctions et de liparolé.

Les larmes de vignes, sécrétion obtenue quand une branche est cassée, sont un excellent diurétique et collyre. Les décoctions de vrilles sont constrictives dans les diarrhées.

Une variété de vigne rouge, Vitis vinifera var. tinctoria, possède quant à elle des propriétés spécifiques dans les taches rouges de ses feuilles. Les anthocyanes sont des facteurs vitaminiques P puissant, c'est-à-dire qu'il protègent et tonifient les capillaires et les veines et qui plus est astringente ce qui renforce cet effet. On l'utilise dans les cas de couperose, jambes lourdes, hémorroïdes, varices, ménopause et bouffées de chaleurs. Les anthocyanes se trouvent en quantités particulièrement significatives pour leurs aspects pharmaceutiques dans les peaux des raisins rouges et les vins qui en sont issus.

Autre utilisation

Le bois des ceps de vigne, d'un grain particulièrement fin, se conserve longtemps, et permet de fabriquer divers objets, surtout des cannes. Les sarments de vignes sont recherchés pour faire des grillades.

Extension du vignoble

La surface totale du vignoble mondial représentait 7, 886 millions d'hectares en 2000, dont :

La part de l'Europe diminue (perte de 4 points depuis 1996) alors que celle des autres continents augmente.

Production de vin

La production mondiale s'établit à 276 millions d'hectolitres en 2000. L'Europe représente 73, 1 % du total (dont France 20, 9), l'Amérique 17, 8 %.

Les exportations portent sur 63 millions d'hectolitres. Les principaux exportateurs de vins sont dans l'ordre : Italie 27, 1 %, France 24 %, Espagne 13, 8 %, États-Unis 4, 6 %, Australie 4, 5 %, Chili 4, 2 %.

Tourisme

On assiste à un développement important du tourisme vitivinicole - ou œnotourisme - qui permet la valorisation économique et culturelle des vignobles de France.

Vigne et art

La vigne a été fréquemment été utilisé dans l'art, accompagnant par exemple Bacchus mais on retrouve une utilisation spécifique : la feuille de vigne.

Multiplication

Dans le cas des cultivars de Vitis vinifera et pour produire du vin, les vignes sont dans la majorité des cas greffées[3] sur un porte-greffe pour les préserver du phylloxéra. Si ce n'est pas le cas, on parle de plantation en plant direct, mais ce n'est envisageable que sur des sols sableux ou en ayant recours au sulfate de carbone pour tuer le phylloxéra (très complexe à mettre en œuvre)

Plantation

La plantation peut se faire à partir de novembre quand la vigne est en repos végétatif (chute des feuilles). Selon les régions, elle peut s'étaler jusqu'à mai surtout dans les régions où il peut y avoir des gels tardifs. Le réveil végétatif dépend d'un cumul de températures au dessus de 10°C pendant un certain laps de temps. On évitera par conséquent une plantation trop précoce à l'endroit où il peut faire chaud à la fin de l'hiver et où du gel est malgré tout à craindre (Provence…).

Le choix de la vigne à planter dépend de plusieurs facteurs :

  • la nature du sol,
  • l'exposition,
  • le climat (précipitations annuelles),
  • le type de cépage.

En France, ce dernier est autorisé suivant les critères propres à l'Institut national des appellations d'origine (INAO) dans le cas d'une plantation conçue pour produire du vin en appellation d'origine contrôlée.

Le choix se portera sur la variété de cep (cépage) mais en particulier sur le porte-greffe. 99, 99 % des vignes sont greffées pour résister au phylloxéra.

D'origine américaine, les porte-greffes étaient issus de Vitis rupestris qui ne permet pas de produire du vin mais qui résiste au phylloxéra. Depuis un siècle, une sélection a été entreprise pour produire différents types de porte-greffe afin d'influencer le comportement de la vigne et son adaptation au terroir (sol, climat, exposition). Par la suite, on peut utiliser différents clones du cépage choisi qui seront plus ou moins productifs ou dont le cycle de maturation du raisin changera.

Presque l'ensemble des techniques de greffage sont appliquées sur la vigne.

Travail du sol

Le travail du sol est pratiqué pour ;

Les engins agricoles utilisés sont en particulier : - la griffe (en hiver), pour «casser» les sols en profondeur et faciliter l'enracinement, - l'«Actisol» ou cultivateur, pour aérer les sols superficiellement et se débarrasser des mauvaises herbes, - l'intercep ou décavaillonneuse (attaché la majorité du temps à l'actisol) pour faire le même travail mais entre chaque pied (inaccessible avec les autres outils).

Face à une dégradation ainsi qu'à un tassement[4] croissant des sols, les vignerons ont cependant de plus en plus recours à l'enherbement maîtrisé qui protège mieux le sol et contribue même à le restaurer (réapparition d'humus). (On sème volontairement entre les rangs pour préserver les sols de l'érosion et laisser libre cours à un écodispositif plus naturel).

Cette technique permet :

  • de préserver l'écodispositif et la richesse du sol en limitant particulièrement fortement l'érosion;
  • d'éviter le recours aux désherbants,
  • d'entretenir un microclimat plus doux dans la vigne
  • d'inviter les racines de la vigne à aller chercher de l'eau et certains nutriments en profondeur, sans les traumatiser par le labour ou griffage.

Matières organiques

La matière organique n'est pas directement un aliment pour la plante. Elle apporte au sol des éléments indispensables à sa fertilité. Elle doit être enfouie dans les premiers centimètres du sol (mécaniquement ou par les vers de terre et micro-organismes du sol), de manière à se décomposer toujours en présence d'un peu d'oxygène. Elle peut être d'origine animale (excréments, plumes, coquilles.. ) ou (et en particulier) végétale. La matière animale est plutôt à considérer comme un engrais apportant essentiellement de l'azote. Hormis dans le cas du BRF (Bois raméal fragmenté), La matière végétale doit provenir de végétaux «mûrs» (c'est-à-dire lignifiés) et fermentescibles (les feuilles de platane ou la paille de riz, par exemple, ne font pas de bons apports, car particulièrement peu fermentescibles). Jadis les tailles de vignes étaient laissées aux pieds de la vigne où elles enrichissaient le sol, ce qui est actuellement évité par crainte du risque d'entretenir une source potentielle de pathogènes à proximité des ceps.

Les besoins de restitution se calculent selon le type de sol, de sa richesse biologique et du climat. On donne comme moyenne, pour entretien, l'équivalent de 5 à 15 tonnes de fumier par an et par hectare.

Éléments minéraux

Les besoins sont calculés en «unités» (ou kilos), qui représentent des kilos de l'élément indiqué, pour un hectare et par an. Exemple : 50 unités d'un élément «x» pourront être apportés par 100 kg d'un engrais contenant 50 % de cet élément, ou bien par 500 kg d'un engrais en contenant 10 %. Les quantités sont exprimées soit en élément pur (cas de l'azote, -N-), soit en composé, oxyde ou autre (cas des phosphates -P2O5- ou de la potasse -K2O-).
Les quantités sont exprimées en grammes dans le cas des oligo-éléments, dont les besoins sont bien plus réduits.

Besoins annuels approximatifs

Pour un hectare de vigne «moyenne» :

  • 20 à 70 «kilos» d'azote ;
  • 10 à 20 «kilos» d'acide phosphorique (P2O5)  ;
  • 30 à 80 «kilos» de potasse (K2O)  ;
  • 60 à 120 «kilos» de calcium (CaO)  ;

Les quatre éléments ci-dessus sont nommés éléments principaux, ou majeurs.

  • 10 à 25 «kilos» de magnésie (Mgo), élément nommé «secondaire» ;

Les éléments ci-dessous sont dénommés «oligo-éléments». Leurs besoins moyens sont :

  • 400 à 600 grammes de fer (Fe)  ;
  • 80 à 150 grammes de bore (B)  ;
  • 80 à 160 grammes de manganèse (Mn)  ;
  • 60 à 115 grammes de cuivre (Cu)  ;
  • 100 à 200 grammes de zinc (Zn)  ;
  • 1 à 2 grammes de molybdène (Mo).

Époque et mode d'apport
  • Époque : Fréquemment, selon les régions, les éléments minéraux sont apportés immédiatement après la vendange, pour faciliter la constitution de réserves nutritives avant la chute des feuilles.
Dans les régions les plus septentrionales, la récolte est plus tardive et la chute des feuilles est plus précoce. Les épandages d'engrais se font plutôt en fin d'hiver.
Dans certaines régions, par exemple la Champagne, les dates d'épandage d'engrais sont fixées par la préfecture, après consultation des organisations professionnelles. Ces mesures sont prises pour limiter les déperditions (polluantes).
  • Mode d'apport : Les éléments majeurs s'épandent, généralement, en surface, suivi ou non d'un enfouissement. Dans d'autres cas, ils sont enterrés directement avec un semoir spécial, pourvu d'un soc enfouisseur, nommé «localisateur». Cette technique est conçue pour rapprocher l'engrais de la zone explorée par les racines, à le concentrer et aussi à limiter la concurrence des mauvaises herbes.
Compte tenu des quantités (besoins) assez faibles, les oligo-éléments sont apportés soit au sol, dans les mêmes conditions que les éléments majeurs, soit en saison, par voie foliaire. Dans l'ensemble des cas, on doit s'assurer qu'ils resteront assimilables longtemps.

Forme et formulation
  • Azote : azote organique (naturelle ou de synthèse (urée) ), Nitrate d'ammoniaque (ammonitrate 33%), sulfate d'ammoniaque 21%, phosphate d'ammoniaque, etc.
  • Phosphates : selon le pH du sol, apports de phosphates naturels plus ou moins finement moulus, superphosphates de chaux, phospal, phosphate d'ammoniaque. Ce dernier produit est à conseiller dans les sols calcaires, car il sera plus longtemps assimilable par la plante.
  • Potasse : chlorure et sulfate sont les deux formes les plus employées. Autre forme, le patenkali apporte en même temps de la magnésie.
  • Calcium : à réserver aux sols acides ou décalcifiés. La finesse du produit à employer est surtout fonction de l'acidité des sols.
  • Magnésie : sulfate de magnésie et patenkali apportent une forme de «MgO» longtemps assimilable.

Les oligo-éléments peuvent être apportés sous forme de chlorure, sulfate, nitrate, chélate, ou aussi sous forme organométallique. Il faut veiller à leur assimilabilité dans le temps.

Taille

Icône de détail Article détaillé : Taille de la vigne.

La taille de formation (ou ébourgeonnement) se pratique en automne juste après la chute des feuilles ou à la fin de l'hiver juste avant le débourrement. Elle sert à bien structurer le développement de la plante. Plus on taille court, plus le pied repoussera vigoureusement. On conserve le plus souvent seulement deux à trois rameaux de l'année bien lignifiés, en éliminant les autres. En dehors de cette taille, la vigne demande un palissage entre mai et Juillet (pour certains cépages), un pincement en vert au début de l'été puis selon les années un éclaircissage des grains avec effeuillage en Juillet-Août pour faciliter la maturation.

Taille sèche

La taille est le procédé par lequel le viticulteur influe sur la formation des sarments et la productivité quantitative ou qualitative selon les objectifs. On peut distinguer deux sortes de taille : taille longue (on laisse quatre à dix yeux par sarment) et taille courte (deux à trois yeux par sarment)

Taille en vert

Ou opérations en vert, ce sont les travaux réalisés durant l'été sur les vignes en production dans l'objectif de faciliter la maturation des baies ou de perfectionner les conditions sanitaires. On peut distinguer surtout :

  • l'ébourgeonnage : suppression des rameaux indésirables de la partie haute du cep.
  • l'épamprage : correspond à la suppression des gourmands (= pousses) sur le tronc afin d'éviter une consommation inutile de sève,
  • le déssagatage  : consiste à supprimer les repousses partant du porte-greffe,
  • le palissage : cette action a pour but de maintenir la végétation, essentiellement pour les cépages à port retombant ; de nombreux termes désignent cette étape selon la région où elle est pratiquée,
  • l'éborgnage consiste à éliminer particulièrement régulièrement les bourgeons indésirables apparaissant pendant toute la période de croissance,
  • l'élagage, on parlera plutôt d'écimage ou rognage,
  • éclaircissage, ou vendange en vert,
  • l'effeuillage.

D'autres pratiques peuvent être effectuées mais elles sont rares : ciselage, incision annulaire, suppression des entre-cœurs (ramification du rameau principal).

Agressions climatiques
  • Échaudage (grillage des jeunes raisins),
  • folletage (dessèchement partiel des ceps),
  • foudre,
  • gelées (de printemps),
    • Protection par buttage (recouvrement en particulier par de la terre) et des ventilateurs géant pour amener l'air plus chaud de 30 m d'altitude vers le sol,
  • grêle.

Maladies non parasitaires

  • Carences diverses (ou insuffisances plus ou moins graves) en…
    • Azote : Elle se manifeste par des feuilles petites et pâles, ou alors jaunâtres. Plante peu poussante, peu productive.
    • Potasse.
    • Bore : Les feuilles ont un aspect crispé, épais. Les sarments présentent des déformations et des écorces anormales. (voir coulure et millerandage).
    • Magnésium : Les feuilles de la base en particulier, présentent des décolorations inter-nervaires. Se manifeste tardivement en saison, à partir de la véraison.
    • Manganèse.
    • Zinc.
    • Fer : Chlorose ferrique (carence en fer)

Maladies à virus

  • Dégénérescence infectieuse, court-noué, mosaïque...

Maladies cryptogamiques

contamination sur bois :

  • Apoplexie ou esca, ou maladie de l'amadou,
  • Black dead arm, ou B. D. A maladies du bois,
  • Eutypiose.

Acariens
  • Nuisibles :
    • Acariens à proprement parler :
      • araignées jaunes  :Eotetranychus carpini et Tetranychus urticæ et mcdanieli,
      • araignée rouge :Panonychus ulmi
    • Phytoptes :
      • Calepitrimerus vitis : responsable de l'acariose,
      • Colomerus vitis : responsable de l'érinose.

Insectes

Vigne et produits phytopharmaceutiques

La viticulture consomme des quantités significatives de pesticides, avec des impacts suspectés sur la santé des viticulteurs et l'environnement (intoxications accidentelles, risque accru de certains cancers, délétion de la spermatogenèse…).
Un problème non résolu est posé par le cuivre, utilisé comme pesticide depuis l'antiquité, sous forme de bouillie bordelaise surtout, car il a une action toxique particulièrement importante sur les algues (mildiou) et mousses, et comme c'est un produit non biodégradable, il s'accumule dans le sol des vignes ou en aval, où il atteint déjà localement des concentrations suffisant pour tuer par exemple des moutons pâturant dans ces zones. Rien qu'en France, à peu près un million d'hectares de vignobles anciens sont ainsi si chargés de cuivre que d'ici quelques années ou décennies le seuil toxique pour les mammifères pourrait y être atteint selon l'IFEN[5]. Les pesticides, associés à certaines pratiques ont contribué à l'érosion ainsi qu'à une diminution de la qualité pédologique des sols (perte d'humus).

  • Une liste des produits phytopharmaceutiques autorisés en France pour lutter contre les parasites de la vigne a été établie [6]
  • La prise en compte des facteurs température et hygrométrie sert à limiter le nombre et en particulier la quantité des produits de traitement contre les maladies, concurrents et parasites de la vigne. L'agriculture bio, qui se développe est une alternative aux pesticides de synthèse, mais n'a pas réglé le problème des impacts de l'usage répété des traitements au cuivre.

Autres espèce de plantes appelée «vigne»

Énormément des espèces suivantes sont toxiques. Elles n'ont de vigne que le nom.

Autres Vitaceæ

On nomme aussi «vignes» d'autres plantes de la famille des Vitaceæ :

  • les vignes-vierges vraies, appartenant au genre Parthenocissus
  • les vignes-vierges apparentées, appartenant aux genres Ampelocissus, Ampelopsis, Cissus, particulièrement proches du précédent et du genre Vitis

Étymologiquement, ces noms dérivent du grec «ampelos (ἄμπελος)», la vigne, et «cissos», le lierre.

Autres familles

D'autres plantes, qui se rapprochent vaguement de la vigne par le port, la forme des feuilles ou des fruits, portent aussi en français le nom de vigne. Ainsi on appelle :

Notes et références

  1. Cité de la Vigne et du Vin , INRA de Gruissan
  2. Résultats de l'étude mis en ligne sur le site de la revue «Nature» le 26 août 2007.
  3. La greffe-bouture de la vigne
  4. Étude sur le tassement des sols de vignes dans l'Hérault, mettant en évidence que 22 % (moyenne) du volume de l'horizon cultivé est compacté dans les sites suivis, et jusqu'à presque 50% dans les cas extrêmes. (INRA Montpellier, 7 février 2006) (fr)
  5. Bilan IFEN 20006 chapitre l'agriculture et la sylviculture, page 70
  6. Liste sur le site gouvernemental

Voir aussi

Recherche sur Amazone (livres) :



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